Tshangu : à Masina, Grâce Ebuwe Muntu veut faire de la voix citoyenne un levier du débat national
Réunis le lundi 28 septembre au terrain municipal de Masina, plusieurs centaines d’habitants de Tshangu ont été invités par Grâce Ebuwe Muntu, président de PONA MBOKA, à faire entendre leurs préoccupations sur les grands enjeux nationaux et locaux. Du dialogue politique aux difficultés d’accès au logement, en passant par la mobilité et les terres agricoles, cette mobilisation entend replacer les réalités de la base au cœur des discussions publiques.
À Masina, le débat national est descendu dans la rue.
Devant des centaines de femmes, d’hommes et de jeunes, Grâce Ebuwe Muntu a lancé un appel à une participation citoyenne plus active, estimant que les grandes orientations du pays ne sauraient se construire sans la prise en compte des aspirations exprimées à la base.À travers cette rencontre organisée au terrain municipal de Masina, le président de PONA MBOKA entend ouvrir un espace d’expression aux habitants de Tshangu, avec une ambition clairement affichée : faire remonter les préoccupations du terrain vers les instances de décision.
Dialogue national; la base veut aussi avoir voix au chapitreAlors que la perspective d’un dialogue politique continue d’alimenter les discussions en République démocratique du Congo, le speacker de la jeunesse plaide pour une démarche inclusive, qui ne se limiterait pas aux seuls acteurs politiques.S’appuyant sur des propos attribués au président de la République, Félix Tshisekedi, il a insisté sur la nécessité d’élargir les consultations aux populations, notamment celles vivant dans les quartiers et les communes.
« Il est temps d’engager un dialogue avec les bases, à Tshangu, dans les villes et les provinces, afin que nous puissions écouter ce que disent les citoyens du pays », a-t-il déclaré.
Pour lui, aucune réflexion sur l’avenir de la nation ne saurait faire l’économie des réalités quotidiennes vécues par les citoyens. Une manière de rappeler que la démocratie participative ne doit pas rester un principe théorique, mais se traduire par une véritable prise en compte de la parole populaire.
Logement, mobilité, terres agricoles : les urgences de Tshangu sur la table
Au-delà des enjeux politiques, la rencontre a également permis de mettre en lumière des préoccupations qui rythment le quotidien des habitants de cette partie de Kinshasa.
Circulation difficile, démolitions de maisons, difficultés liées aux activités agricoles et accès aux terres figurent parmi les principales problématiques évoquées.
Dans son allocution, le porte parole de Tshangu a particulièrement fait référence aux communes de la N’sele et de Maluku, dont le potentiel foncier pourrait, selon lui, constituer une réponse aux difficultés rencontrées par les populations engagées dans l’agriculture.
Cette prise de parole soulève également la question de la représentativité politique et de la responsabilité des élus face aux attentes de leurs mandants.
« Comment pourrons-nous faire valoir nos droits si nous comptons uniquement sur des représentants ou des députés qui ne parlent même pas de nos véritables problèmes ? », s’est-il interrogé.Derrière cette interpellation se dessine une préoccupation fondamentale : celle de voir les aspirations de la population effectivement portées dans les sphères où se prennent les décisions.
PONA MBOKA mise sur une jeunesse actrice du changementAutre axe majeur de cette mobilisation : l’engagement de la jeunesse.
Dans la continuité des formations déjà organisées en faveur des jeunes, Grâce Ebuwe Muntu entend désormais élargir le champ d’action de PONA MBOKA en encourageant leur implication dans la vie citoyenne et le développement.
L’entrepreneuriat, l’emploi et la participation aux affaires publiques constituent autant de leviers autour desquels la plateforme souhaite fédérer cette frange importante de la population.
Pour son président, les jeunes ne doivent plus être de simples spectateurs des mutations de leur environnement.
Ils sont appelés à prendre part à la définition des priorités de leur bastion et à porter eux-mêmes leurs revendications.
Cette démarche traduit une volonté de passer de la sensibilisation à l’engagement, en faisant de la jeunesse une véritable force de proposition au sein de la communauté.
« Soyons les gardiens de Tshangu ! »
En clôturant son intervention, il a exhorté les habitants à transcender leurs divergences pour faire front commun autour des intérêts de leur contrée.
« Le moment est venu de nous unir et de faire entendre notre voix par nous-mêmes ! Accueillons cette initiative et exprimons ce dont nous avons réellement besoin.Soyons les gardiens de Tshangu ! », a-t-il lancé.Au-delà de la mobilisation de Masina, cette initiative marque une nouvelle étape dans la dynamique portée par PONA MBOKA : transformer les préoccupations locales en revendications citoyennes structurées et faire de la population, particulièrement de sa jeunesse, un acteur à part entière du débat public.
Derrière ce nom, PONA MBOKA, se dessine clairement une ambition : faire de la participation citoyenne un engagement plus pragmatique, au service des réalités locales et de l’intérêt collectif.
La rédaction




